Les concerts et évènements artistiques célébrés par Boubaker El Mouldi et sa troupe

Au cours de sa carrière musicale, Boubaker El Mouldi a apporté sa contribution artistique à différentes personnes avec lesquelles il a collaboré. En voici quelques exemples dans les photos ci-dessous :

31 janvier 31-01-2015 13;54;31 31-01-2015 13;54;312

31-01-2015 14;00;22

Article de presse : « La Presse » du 6 mars 1968, p.3 « Boubaler El Mouldi : la chanson tunisienne au service des masses »

31-01-2015 14;04;36

Boubaker El Mouldi (debout au centre) accompagnant la danseuse Leila Samir.

Au fond, la troupe de la Jeunesse (chebeb) et parmi eux se trouve de le fils aîné de Boubaker El Mouldi, Ridha Lamouchi, le jeune violoniste entre Boubaker El Mouldi et le contrebassiste à gauche (Hedi Malek)

31-01-2015 14;07;44

Boubaker El Mouldi et la chanteuse Ashwaq

31-01-2015 14;07;442

Boubaker El Mouldi et Ashwaq

31-01-2015 14;10;29

Boubaker El Mouldi dirigeant les violonistes de la R.T.T.

31-01-2015 14;10;292

Boubaker El Mouldi avec le chanteur Abdallah

31-01-2015 15;59;40

Boubaker El Mouldi et le chanteur tunisien Wahid Chokri

31-01-2015 14;10;293

Boubaker El Mouldi avec les chanteuses Houria et Aziza

Publicités

Boubaker El Mouldi, un homme au service de sa patrie

Afin de récompenser Boubaker El Mouldi Lamouchi pour toute son oeuvre musicale, pour son engagement au service de la culture de son pays, ainsi que pour son rôle joué au sein de la Résistance tunisienne dans l’obtention de l’indépendance en 1956, l’Etat tunisien l’a décoré en 1985 des insignes de l’Ordre de l’Indépendance (Nichan el-Istiklal)

Boubaker El Mouldi Lamouchi, chevalier de l'Ordre de l'Indépendance (Nichan el Istiklal)
Boubaker El Mouldi Lamouchi, chevalier de l’Ordre de l’Indépendance (Nichan el Istiklal)

(voir l’article du journal « le Temps » du dimanche 17 août 1986 en référence ci-joint).

Article du journal "Le Temps" du 17 août 1986
Article du journal « Le Temps » du 17 août 1986

Retranscription de l’article du journal « Le Temps » du dimanche 17 août 1986 :

 » Faites connaissance avec : Boubaker El Mouldi

Il fait partie de l’ancienne génération de musiciens. En 1948, alors qu’il est élève à l’école de la rue du Tribunal, Boubaker El Mouldi sur le chemin de l’école passait devant la boutique du grand musicien Abdelaziz Jemaiel, et les airs qu’il entendait l’avaient fasciné.

Que faire pour entrer dans le domaine de l’art? il économisait l’argent de son petit déjeuner jusqu’au jour où il ramassa 300 francs. Avec cette somme, il acheta un violon et fut introduit dans la boutique de M. Abdelaziz Jemaiel pour apprendre les premières notions musicales. Docteur Salah Mehdi qui l’a vu jouer fut émerveillé, l’emmena à la « Rachidia ».

Deux autres professeurs Lestrino et Irlando lui ont appris la musique et le violon, et Bounnoura lui enseigna l’art de jouer du violon.

En 1950, il fit ses premiers pas à la maison de la Radio, et participa au sein de plusieurs orchestres de Mohamed Jabouzi, Ismail Ferdjani, Raoul Journo et autres.. Boubaker El Mouldi fut introduit par la suite à la « Troupe Ali Riahi » qui était à l’époque par Dr Salah El Mehdi. Cette troupe réunissait Naceur Zghonda, Abdelméjid Harakati et Ahmed Sabahi (violon) Sadok Ben Salem et Mustapha Kamel (luth) Youssef Slama (cythare), Jelloul Chichti et Ahmed Gabsi.

Année 1957, Boubaker El Mouldi a été parmi les musiciens qui furent admis au sein de la première troupe de la R.T.T.

Dans le domaine de la musique, il composa pour plusieurs de nos vedettes. Nous citons « Touniss blad el khir » (Youssef Témimi) « Mouch Minek » (Asmahan Ettounsia), « Mnin njib essabr » (Tijani Bech), « Ana andi kelma » (Nariman), « Lought ezzouhour » (Naâma), « La toujafi » (Oulaya), « Ye lil tawel » (Aicha).

Il a présenté pour la première fois au public, plusieurs chanteurs dont : Kamel Raouf Nagati, Nariman, Ilham et Salamat.

Boubaker El Mouldi est détenteur des insignes de l’ordre de l’indépendance 1958.

Boubaker El Mouldi et les célébrités

Au cours de sa carrière, Boubaker El Mouldi Lamouchi a eu l’occasion de se produire avec les grands artistes de son époque et de fréquenter de grandes personnalités connues de tout un chacun.
Un grand MERCI à monsieur Abdessatar Brek pour sa contribution, photographe officiel de Boubaker El Mouldi qui a pu fournir ces photographies. Il exerce encore au sein de son studio photo situé au 44 rue El jazira à Tunis (contact : 22 580 559 ou 97 214 807).

Commençons par le Président de la République tunisienne, M. Habib Bourguiba (au centre) :

bb 002

Boubaker El Mouldi (à gauche) avec l’étoile de l’Orient, la très fameuse Oum Kalthoum (au centre), Oulaya (à gauche) et la première dame de Tunisie de l’époque, madame Wassila Bourguiba

bb 003

Boubaker El Mouldi (à droite) aux côtés d’Omar Sharif (au centre) et Abderrazak Sabagh (à gauche):

_DSC5558

Boubaker El Mouldi avec Abdelaziz El Aroui (au centre, journaliste et conteur tunisien connu), son épouse et le minisitre de la Culture de l’époque Chedli Kelibi

_DSC5898

 

Boubaker El Mouldi travaillant avec la chanteuse égyptienne Najet Essaghira :

Boubaker El Mouldi et la fameuse chanteuse égyptienne Najet Essaghira
Boubaker El Mouldi et la fameuse chanteuse égyptienne Najet Essaghira

Boubaker El Mouldi, Révélateur de talents et homme de convictions

 

Image résumant la vie de Boubaker El Mouldi : de la musique au soufisme.
Image résumant la vie de Boubaker El Mouldi : de la musique au soufisme.
Inauguration du nouveau local de la troupe de la Jeunesse sous la direction de Boubaker El Mouldi le 1er juillet 1967, au 13 avenue de la Liberté, Tunis.  Boubaker El Mouldi (à droite) et Salah El Mehdi (à gauche)
Inauguration du nouveau local de la troupe de la Jeunesse sous la direction de Boubaker El Mouldi le 1er juillet 1967, au 13 avenue de la Liberté, Tunis.
Boubaker El Mouldi (à droite) et Salah El Mehdi (à gauche)

Au cours de sa carrière, Boubaker El Mouldi a aidé les jeunes talents à se révéler au grand public. Ainsi, nous avons le plaisir de retranscrire un article du Journal tunisien « L’Action » du Jeudi 9 juillet 1970, rédigé par Abd-Essattar LATRECH au sujet de l’engagement de Boubaker El Mouldi pour le développement de la vie artistique tunisienne.
Cet article, au cours duquel il critique ouvertement certains responsables artistiques tunisiens pour leur inaction, leur incompétence, lui a valu cinq années d’exil forcé en France et dans les pays du Golfe puisqu’il a été écarté de la Maison de la Radio Tunisienne de 1970 à 1975.
Cela lui vaut encore l’animosité et l’antipathie de certaines personnes n’ayant pas compris que la musique tunisienne appartient au peuple tunisien. En effet ces derniers ne mentionnent pas le nom de Boubaker El Mouldi lorsqu’il s’agit de parler de sa contribution importante à l’histoire du patrimoine culturel tunisien.

BOUBAKER EL MOULDI : IL Y A UN MANQUE FLAGRANT D’ENCOURAGEMENT

Boubaker El Mouldi est connu pour être un détecteur de talent. Un « geiger » en quelque sorte. Cette réputation est justifiée car, de tout temps, Boubaker a présenté une pléiade de jeunes des deux sexes au sein de sa troupe. La troupe musicale de la Jeunesse qu’il a créée voici onze ans.

Boubaker apprit à jouer du violon grâce à Cheikh Jemail en 1949 et, en faisant de très rapides progrès il fut recruté à la radio l’année d’aprèes. Il étudia parallèlement le solfège chez les professeurs Bounnoura, Orlando et Lestrino.
Dès 1951 il compose deux morceaux de musique : Layali Tunis et Layali Soudan. Ce dernier surtout lui vaut un gentil succès. Puis ayant une bonne base en solfège il compose des chansons pour Tijani el Bech, Fathia Khayri, Hassiba Rochdi, Hana Rached etc… Et c’est les tournées qui le mènent un peu partout à travers les pays du Maghreb et d’Europe. Son dernier voyage remonte au 1er mai dernier lorsqu’il emmena avec lui à Annaba Zouhira Salem, Noura Soltane, Choukry, Mohamed Azouz et un ballet folklorique dans le cadre des échanges culturels entre la Tunisie et l’Algérie. Ceci sans parler des voyages qu’il fit avec l’orchestre de la radio.

Boubaker a des idées bien précises sur la chanson Tunisienne et il ne s’en cache pas : « La musique tunisienne est dix fois plus appréciée à l’étranger qu’en Tunisie. Au Millénaire du Caire, nos responsables s’en sont rendus compte. Heureusement d’ailleurs car ils ont le complexe de l’importé et ignorent le goût du public. Notre musique est valable quoi qu’en dise le responsable du service musical de la radio qui n’a aucune formation musicale. L’encouragement est banni (c’est un mot qu’on retrouve sur toutes les bouches). Ils ne savent même pas jauger les qualités d’une chanson. Et c’est dommage. »

Abordant le sujet du lancement de jeunes talents, Boubaker m’a affirmé que depuis 1959 il n’a cessé d’encourager les jeunes susceptibles de s’affirmer par la suite sans aide financière aucune. De Kamel Raouf à Narimane, en passant par Ilham et Salamat en 1959 puis la série : Shiraz, Awatef, Achwek , Mongi Soussi, Choukry, Badr et Hamdi, tous lui sont redevables. « Il y a des voix qui méritent d’être travaillées d’abord, encouragées ensuite. Encore faut-il que les responsables prenne la peine de leur accorder tant soit peu d’attention. En 1967, lors de l’inauguration du local de ma troupe, si Salah El Mehdi m’a encouragé et a enregistré par écrit sur le livre d’or qu’il allait nous accorder une aide financière et morale mais c’est tout à fait le contraire qui s’est produit. Au début de 1970 j’ai sollicité une émission hebdomadaire de une heure à la T.V. consacrée aux jeunes de Larbi Ben Abderrazak ex directeur de la programmation. Nous sommes tombés sur un accord de trente minutes à la radio et de une heure par quinzaine à la TV.
Malheureusement il fut muté à l’information, et on en resta là avec M. Hamadi Essid. Que dire de plus? »

Article original du journal tunisien "L'Action" du jeudi 9 juillet 1970, par Abdessatar Latrech
Article original du journal tunisien « L’Action » du jeudi 9 juillet 1970, par Abdessatar Latrech  

 

Article du journal tunisien "La Presse" du 28 août 1970 par Khaled Guezmir
Article du journal tunisien « La Presse » du 28 août 1970 par Khaled Guezmir

La Troupe de la Jeunesse (Troupe Ech-Chabeb)

_DSC5899

Fidèle à ses convictions et à sa philosophie qui consiste à aider les jeunes talents à percer dans le monde artistique, Boubaker El Mouldi créa en 1957 la troupe Ech-Chabeb (troupe de la jeunesse) qui a permis à beaucoup de jeunes artistes de l’époque, chanteuses et chanteurs, d’exprimer leurs talents et de se faire une place dans le monde de la musique.
A ce titre, citons : Kamel Raouf Nagati, Narimane, Chiraz, Mongi Soussi, Wahid Chokri, Ashwaq, Nourhane et bien d’autres encore. Le luthiste de la troupe était le fameux Ahmed Hamza.

Citons en référence l’article du journal tunisien « Le Temps » du dimanche 21 juin 1987, par Tahar Melligi :

« Violioniste, chanteur et compositeur de musique, Boubaker El Mouldi a reçu ses premiers cours de violon des mains du grand artiste disparu Abdelaziz Jemaiel. Par la suite, Dr Salah Mehdi l’introduisit à la Rachidia, après qu’il eut appris le solfège des mains des professeurs de musique à l’époqe Lestrino – Irlanda et Bounoura. Il se produisit en compagnie de quelques musiciens pendant les entractes des pièces théâtrales que donnait la troupe « El Kawkab Tamthili ».

En 1951, Boubaker El Mouldi fut choisi au sein de la troupe Mohamed Jabouzi (un cytariste renommé à l’époque), et fit ses premiers pas à la maison de la radio accompagnant de son violon des chanteurs comme : Hédi Jouini, Ali Riahi, Hassiba et autres.

Boubaker El Mouldi, chef de l'orchestre de la Maison de la Radio Tunisienne
Boubaker El Mouldi, chef de l’orchestre de la Maison de la Radio Tunisienne

Quelques années plus tard, il forma la « Troupe de la jeunesse » et présenta au public pour la première fois plusieurs chanteurs : Kamel Raouf Nagati, Narimane, Ilham, Galadima et Salamet.

Naâma, sous la direction de Boubaker El Mouldi
Naâma, sous la direction de Boubaker El Mouldi

Il signa ses premières compositions musicales :
– « Ya samra y a aziza aleya » chantée par Assia Hosny
– « Ana Andi kelma » Narimane
– « Men Awel Youm » Kamel Raouf
– « Loughet ezouhour » Naama
– « Touness Blad El Khir » Youssef Témimi.
Boubaker El Mouldi a également composé plusieurs chansons aux vedettes de l’époque comme Hana Rachid, Asmahane Ettounsia, Tijani El Bech, Khémaies Jedidi et autres.

Boubaker El Mouldi avec Soulef
Boubaker El Mouldi avec Soulef

En 1970, il passa près de cinq ans en France, et forma une troupe de musiciens algériens, marocains et tunisiens. Il a donné en compagnie de cette troupe en Belgique, et en Allemagne. Il regagnait par suite Tunis, et enregistrait de sa voix une série de tubes de sa composition.
Devenu chanteur, Boubaker El Mouldi se rendit aux pays du golfe enregistrer au profit de leurs radios et T.V.

Dernièrement, Boubaker El Mouldi a enregistré quatre nouveaux tubes pour la radio saoudite et Jeddah. »

Article Original :

Article original du Journal tunisien "Le Temps" du dimanche 21 juin 1987 par Tahar Melliji
Article original du Journal tunisien « Le Temps » du dimanche 21 juin 1987 par Tahar Melliji
Boubaker El Mouldi et Salahlah, chanteur et humouriste tunisien
Boubaker El Mouldi et Salahlah, chanteur et humouriste tunisien
Boubaker El Mouldi et Nourhane
Boubaker El Mouldi et Nourhane
Boubaker El Mouldi et Zouhayra Salem
Boubaker El Mouldi et Zouhaira Salem le 1er décembre 1966, troupe de la jeunesse, salle de spectacle du Bardo
Boubaker El Mouldi et Naama
Boubaker El Mouldi et Naama

 

Boubaker El Mouldi et l'artiste Jabeur Al Mahjoub, son site : http://jaber-al-mahjoub.com/
Boubaker El Mouldi et l’artiste Jabeur Al Mahjoub, son site : http://jaber-al-mahjoub.com/
Boubaker El Mouldi avec Hedi Malek (contrebassiste au fond) et Mohamed Mourali le chanteur (à droite)
Boubaker El Mouldi avec Hedi Malek (contrebassiste au fond) et Mohamed Mourali le chanteur (à droite)

Ses débuts dans la musique

07-12-2014 20;02;24

 

Formation

Boubaker El Mouldi a commencé sa vie artistique sous la direction des professeurs de violon Lastrino et Erlando, professeurs italiens à l’école de musique de Tunis, ainsi que sous la direction du professeur de musique Benoura.

1948 – 1956 : Les débuts a Maison de la Radio

Il a rejoint La Rachidia en 1948 à l’âge de 19 ans, et il a fréquenté les cercles de musique dirigés à l’époque par Abdel Aziz Jemayel. et Kadour Srafi notamment.
La même année, il entre à la Maison de la Radio Tunisienne comme violoniste attitré et y restera jusqu’en 1988.

Le jeune Boubaker El Mouldi et son mentor (à gauche) Abdelaziz Jemayel
Le jeune Boubaker El Mouldi et son mentor (à gauche) Abdelaziz Jemayel

_DSC4486

(Boubaker El Mouldi à La Rachidia le 1er novembre 1954. Tout en haut à gauche, tenant un violon). Lien de l’article de référence ici.

Les années 1950

Durant ces années, il a travaillé avec la troupe d’Ali Riahi avec notamment la chanteuse Saliha.

_DSC4718
(Au premier plan : le chanteur tunisien Ali Riahi. Au centre au second plan : Boubaker El Mouldi jouant du violon)

1956 : Indépendance et changement

En cette année, l’indépendance de la Tunisie amène celle-ci à modifier la dénomination de ses institutions, et la maison de la radio n’échappe pas à la règle et devient ainsi La RTT Radio Télévision Tunisienne.

 

Les années 1960

En 1960 Boubaker El Mouldi créé la troupe « Ech-Chabeb » (Troupe de la Jeunesse) donnant la possibilité aux jeunes chanteurs l’occasion de se produire sur scène et de percer dans le domaine artistique.
Exemple : Kamel Raouf Nagati, Narimane, Awatef, Ashwaq, Nourhane.
Il a composé des chansons pour beaucoup de chanteurs tels que Youssef Temimi (notamment la chanson « Tounes biled el kheir »), Safya, Narimane, Moustapha Charfi, Hédi Kallel, Hédi Mokrani, Fethia Khaïri, Hana Rached, Nabila Turki, Fethia Khaïri, Hassiba Rochdy notamment.

_DSC4672

(ci-dessus : Boubaker El Mouldi lors d’un concert)

Les plus grands noms de la chanson tunisienne ont travaillé avec la Troupe Ech Chebeb sous la direction de Boubaker El Mouldi tels que Ali Riahi, Oulaya, Naâma, Safia, Zouhaira Salem, Soulef, Hédi Jouini, Youssef Temimi, Noura Sultan, B’chira Tounsia, et bien d’autres.